Aller chez nous ou rester chez soi ?

Afin d'alimenter la nouvelle section des "bonnes (ou mauvaises) adresses", j'ai forcé tous mes amis (both of them), à sortir tester des nouveaux endroits. 


Mon choix s'est porté sur "Chez nous", vu que sur leur site, ils disent avoir pour passion le bon vin et la bonne bouffe. 

Arrivés à 19h30, on a eu de la place direct au bar (de toute façon y'a pas vraiment de tables) donc on était plutôt #contan. 


L'endroit est joli, clairement. Mais petit. Mais joli. Pas vraiment de musique ni d'ambiance mais compte tenu de la configuration des lieux (j'ai dit que c'était petit ?) c'est hyper rapidement TRES bruyant, ce qui est plutôt pénible. Et puis la déco est jolie, mais ils sont pas foutus de ranger la "cuisine" et j'ai trouvé ça un peu vilain. Et crado. 


Mais l'avantage, c'est que tu peux sortir faire des pauses clopes avec ton verre, tu dérangeras personne vu que t'es en plein milieu d'un no man's land. 

Le bar est en effet situé au début de la rue dauphine, quasi au croisement avec les quais des grands Augustins. Middle.Of.Nowhere. 

On était d'ailleurs assez étonnés du monde sur place, vu le manque total d'intérêt du quartier. Mais passons, on est là pour manger, et pour boire. 

Première passion prétendue des propriétaires: le bon vin. Oui, ok. Y'a une sélection sympatoche, même si elle casse pas trois pattes à un canard, et clairement ils se font une belle marge. Quand on le fait remarquer au serveur, il répond en défonçant la concurrence, bien bien. 

On a commencé par ce vin là qui était mouif. 


On nous a ensuite conseillé celui là qui était vraiment chouette (et au même prix). 



Voilà, maintenant que ma carrière de blogueuse vin est lancée (pour des vrais conseils vins, va voir la pinardothek), on peut passer à la bouffe. 

On a environ tout bouffé, comme souvent. 

On a commencé par une planche de charcuteries et une planche de fromages.Globalement, pas hors de prix vu la quantité, mais le niveau est assez inégal. Le jambon et le gouda à la truffe sont à tomber par terre, le reste on s'en fout un peu. 



On a ensuite pris du saumon, de la fêta, et des sardines. Franchement...moyen d'intérêt. C'était bon, mais sans plus. On s'est pas régalés, on a même pas fini nos assiettes, ce qui nous arrive environ JAMAIS. 




Les serveurs, vers le milieu de soirée (ou étions-nous suffisamment avinés?) semblaient sympa. Ils nous ont offert deux spritz pour mes amis, un shot de je ne sais quoi pour moi (je l'ai regretté). 

Et puis au détour d'une pause clope, on s'est fait voler nos tabourets. CRIME. Je veux dire c'était nos tabourets, on était là depuis 19h30 on les avait mérités. Et là 3 connasses débarquent, VOLENT nos tabourets et personne dit rien ? Je vais donc dénoncer au serveur. Qui s'en branle. Complètement. Et qui me regarde genre -_-. On comprend ensuite que les connasses, c'était des copines des serveurs. Du coup nous, on en avait rien à foutre. Comme on a pas de race, on est allés réclamer nos tabourets aux jeunes filles qui, apitoyées par notre grand âge, les ont rendu. Mais du coup, on a trouvé les serveurs beaucoup moins sympa. 

On en arrive à la fin de la soirée et surtout, à l'addition. Et là bim, ça cogne quand même (bon certes on a pris toute la carte).


Y'avait du très bon mais le "sans intérêt" prend quand même le dessus. Si tu rajoutes à ça le quartier un peu boring, les prix et le bruit, franchement: je reste chez moi. 




Tomates confites - l'été en bocal épisode 2



On continue à mettre l'été en bocaux avec une recette que vous avez intérêt à faire rapidement parce qu'après finito les tomates (en théorie, si tu veux pas bouffer de la tomate dégueu).

C'est hyper simple à faire puisqu'en vrai, y'a rien à faire mais c'est juste LONG. TRES LONG. Genre ça te mobilise ton four pour la journée, donc tu pourras rien faire d'autre. Une recette du dimanche, où tu peux rester vautré sur ton canapé en attendant que les tomates soient confites, quoi.

Et puis, y'a pas vraiment de liste d'ingrédient non plus, puisque j'ai rien pesé <3

Mais t'inquiètes c'est pas compliqué. L'important, c'est qu'il te faut des tomates torino. C'est les tomates longues. Et ça se trouve beaucoup plus facilement qu'on pense.


Il te faudra aussi de la bonne huile d'olive, du sucre en poudre et des herbes de provence.


Pour la réalisation, c'est tout con: tu coupes les tomates en quartier, tu les disposes sur une plaque chemisée d'un papier sulfurisé, tu saupoudres 1 cuillère à café de sucre sur les tomates, un peu d'herbes de provence, tu verses un peu d'huile d'olive en filet, et c'est TOUT.


Reste plus qu'à enfourner entre 90 et 100° (me faites pas une #enjoycooking, hein) et là c'est long, long, long. Moi j'en ai eu pour 6h, pour te dire.

Régulièrement, genre toutes les 2h tu retournes les tomates. Mais c'est tout.


Quand elles sont bien desséchées, y'a plus qu'à les mettre dans un bocal, et de remplir d'huile d'olive.

Après tu peux t'en servir pour mettre dans tes salades, dans la focaccia, dans des quiches, sur une pizza, bref, t'as le choix.

Confiture de figues aux quatre épices


BONJOUR! Oui, ça faisait un petit moment que j'avais rien posté ici. Parce que la flemme, parce que les vacances, parce que pas l'inspiration. 
Et puis surtout, parce que Sandrine, de la Pinardothek, m'a donné bien du travail. T'en sauras plus ici et bientôt. 

Bon sinon, pour bien boucler la rentrée, j'ai passé mon week end à mettre l'été en pot. On commence aujourd'hui avec la confiture et autant te dire qu'elle est TELLEMENT bonne que je suis dégoutée d'avoir fait qu'un pot (et je vais en refaire ce week-end). 

Le quatre épices, c'est ce qu'on met en général dans le pain d'épices, et tu trouves le mélange tout prêt au supermarché. C'était l'inspiration du dernier moment, puisque j'étais partie pour faire "juste" de la confiture de figue. Et je regrette pas du tout d'avoir tenté, ça se marie parfaitement bien et surtout je me dis que ça sera une tuerie sur le foie gras cet hiver. Et en attendant, c'est parfait sur mes tartines du matin aussi. 

Sinon je sais que parfois la confiture ça fait "peur" parce qu'on a l'impression qu'il faut du matériel spécial, ou que ça prend des heures à faire. Alors que pas du tout. J'ai pas de bassine à confiture en cuivre, j'utilise pas mon thermomètre de cuisson, je fais tout à l’Å“il et elles sont très bonnes. BIM.  

Pour 1 pot de confiture:

- 500g de figues
- 220g de sucre en poudre (normal, ne t'embêtes pas avec du confisuc, ça sert à rien)
- 1/2 jus de citron
- 1 cuillère à café de quatre épices

On commence par découper les figues en morceaux. Moi j'ai laissé les figues en quartiers parce que ça ne me dérange pas d'avoir des morceaux. Si tu veux pas de morceaux, ben tu découpes plus petit. 


Dans un saladier, on verse le sucre sur les figues, puis le citron et les épices et on mélange bien bien. Là, tu n'as plus qu'à oublier ta préparation et à la reprendre quand t'auras le temps. Genre moi je l'ai laissée bien 4h mariner comme ça. Au bout de 2h en général, c'est déjà bien. 


On passe à la cuisson. Je la réalise, pour ma part, dans une casserole tout à fait normale, et je commence à feu fort pour donner un coup de bouillon. Après je baisse un peu pour que le mélange reste frémissant et là on compte une vingtaine de minutes en remuant régulièrement. 


ATTASSION: si tu cuis trop, tu feras une confiture-béton. Si tu cuis pas assez, ça va rester liquide. 

Pour savoir quand la confiture est prête c'est simple: moi je dépose une goutte de confiture sur la paroi d'un verre. Si ça coule direct au fond => c'est pas prêt. Si ça coule un peu mais se "gélifie" => c'est prêt. 


Voilà. T'as plus qu'à foutre ça en pot et à garder au frigo, jusqu'au foie gras.


I'm dreaming of a white pizza


Retour à la normale sur le blog, vous pouvez donc cesser de me lire.

J'ai été prise d'une irrésistible envie de pizza après ma journée de lundi qui fut quelque peu mouvementée (mais vous m'avez tous bien fait rire et d'ailleurs merci pour vos nombreux commentaires, sur twitter et facebook c'était vraiment chouette).

Évidemment, j'avais totalement la flemme de faire ma pâte à pizza en rentrant du taff et j'ai donc utilisé une pâte toute prête. Même si c'est VACHEMENT moins bon, le rapport emmerdement/rapidité/goût est correct. Si toi t'as le temps et l'énergie, tu trouveras ici une recette de pâte à pizza, et là une recette de pâte-pretzel qui est très très cool.

Pour le reste, c'est un peu une non-recette (le retour aux vraies valeurs des recettes de la flemme <3) et les proportions indiquées ne sont que des suggestions. Si tu veux te la jouer marmiton et me coller des oignons, de la tomate et un steak sur ta pizza tu peux aussi. Mais elle sera pas trop white, c'est tout. 

Pour 1 pizza (je ne saurais dire combien de personne, j'ai baffré la moitié en moins de deux): 

- 1 pâte à pizza
- 2 petites courgettes
- 3 grosses cuillères à soupe de ricotta
- 3 cuillères à café de pesto
- 10 mini boules de mozza
-poivre, huile d'olive

On commence par préchauffer le four à 180°. Pendant ce temps, on découpe les courgettes en fines tranches. Moi je triche, j'ai un robot pour ça. Tu peux aussi le faire à la mandoline mais moi j'ai toujours peur d'y perdre un doigt. Reste la solution du couteau, en faisant gaffe à faire des tranches FINES.


Il faut ensuite tartiner ta pâte à pizza de ricotta et y déposer les tranches de courgettes à peu près joliment, ou pas. Le reste c'est pareil. Moi j'ai fait des petits tas de pesto et parsemé les boules de mozza telles quelles, mais on va dire que c'est une "suggestion de présentation", tu fais comme tu veux.


Du poivre (pas de sel pour moi, je trouvais pas ça nécessaire), un filet d'huile d'olive et hop, au four pour 20min.


J'avais peur que le résultat manque de goût parce que la courgette c'est pas trop funky et je suis plus team camembert-roquefort que ricotta-mozza mais franchement c'était PARFAIT.


Les courgettes restent un peu crues donc ça fait crounch crounch, le pesto vient relever le tout, et puis au final, ça fait plein de fromage. VALIDAY. 





[Aparté] C'est pas facile, facile, d'être blogueuse mode.


Non seulement, j'ai franchement ralenti le rythme des publications ici (la faute à la canicule ou à la flemme) mais EN PLUS, quand je publie, je viens même pas parler de bouffe. 
Je sais bien que j'abuse. 

Je vais te parler de mon séjour (oui bon, ma nuit) dans un hôtel de riches parisiens donc je suppose que ça va intéresser environ PERSONNE. 

Mais je me suis retenue de râler sur le coup, consciente de ma chance de vivre 24h de bonheur climatisé pendant que vous creviez de chaleur, alors je me sens un peu frustrée... FALLAIT QUE JE VOUS RACONTE.
Je vous plante le décor: pour l'anniversaire d'un ami, on avait décidé avec une copine (t'as vu j'ai plein d'amis, au moins deux), de réserver une chambre dans un hôtel de luxe histoire de se faire kiffer une soirée.

On a donc écumé tous les sites d'hôtels parisiens (putain qu'est ce que c'est cher), on se dit que tant qu'à se ruiner, autant aller au Molitor: y'a une piscine. 

Cette photo n'est pas de moi, tu te doutes. Et désolée pour la qualité des quelques photos à suivre, je pensais pas en faire un article.

La chambre, pour 3, c'est un peu moins de 500€. Mais bon, on a accès à la piscine et au SPA (enfin aux trucs gratuits du spa pense pas qu'on se fait masser gratos non plus). Allez banco on y va. 

Nous on était dans cet état d'esprit, environ: 

Le jour J, on arrive au Molitor, excités comme jamais. L'accueil est moyen sympa mais bon franchement on s'en fout, tout l'hôtel est climatisé à 23° alors qu'il fait 37 dehors, la piscine est magnifique et la chambre est chouette. 


Genre vraiment chouette: vue sur la piscine, avec un balcon ah non wait on peut qu'entrouvrir la fenêtre, mon dieu je vais pas pouvoir fumer je suis à deux doigts de la crise d'angoisse, une baignoire ET une douche et même des chiottes séparées. Pour le prix, t'as même 25cl d'eau gratos dis donc, le luxe.


J'étais même assortie à la chambre, c'était quasi parfait. Je me voyais déjà, remplaçant Betty, gagnant 500K par an et écumant les palaces du monde entier.


Première aventure: le rooftop. Qu'on découvre une fois sur place. Et là on se dit qu'on est vraiment des ploucs. Parce qu'à en juger par le nombre de pouffiasses au m2, tout Paris était au courant de l'existence de ce rooftop. 


Genre les gens ressemblaient à ça : 

Alors que nous on était là: 

Direction immédiate vers le bar parce qu'on bon, on est pas là pour être sobres. Accueil toujours aussi dégueulasse... Et les cocktails aussi. Enfin non. Pas dégueu. Juste y'avait quasi pas d'alcool dans mon mojito-framboises à 15 boules, ça fait chier. J'étais pas venue pour manger des fruits. 

Mais bon, on se laisse pas démonter et on demande à l'hôtesse si elle peut nous réserver une table au restau de l'hôtel pour 21h45... "hum pas sûr c'est complet". Ah. Donc t'as beau être client de l'hôtel, c'est pas pour autant que t'as le droit d'y manger. 

Au final, on a notre réservation, on descend à l'heure dite comme de bons petits soldats et on trouve un resto quasi vide. Légère impression de foutage de gueule mais bon, bonne humeur on vous dit. 

Et là bonheur et émerveillement à la lecture de la carte: tout à l'air magnifique, on met 3h à choisir tellement on veut tout prendre. 
(là attention, je vais me rapprocher de la ligne édito du blog et parler vite fait de bouffe)

Comme c'est un resto chic, on t'apporte un mini amuse bouche dans une mini assiette avec une mini cuillère avant ton repas. Le serveur se barre avant de nous dire ce que c'est, mais réalise quand même son erreur et viens nous dire qu'en gros c'est une sorte de nougat (?!). 

Je demande si à tout hasard, y'aurait pas des noix dedans parce que j'y suis allergique. "Ouais y'a des fruits à coques je crois". 
The end. 
Le mec se barre, me laissant sous le nez une mini-boule de nougat-cryptonite et me laisse condamnée à regarder mes amis manger sans pouvoir rien toucher. 

Là, je suis un peu dégoûtée je te le cache pas. Alors quand le serveur repasse par la table je lui dis que ça aurait été cool de me proposer autre chose ou, du moins, de m'enlever l'assiette susceptible de m'envoyer direct aux urgences. 

"Non mais le chef est caractériel et puis moi j'ai pas le temps". 

......


Voilà. Je vous ai dit que l'hôtel était 5 étoiles ? Que le dîner nous avait coûté 200€ ?  Mais le pire, c'est que c'est pas fini. 


Je lui dis que j'en ai rien à foutre que son chef soit caractériel et que juste, c'est pas cool. Il fini donc par me rapporter un amuse bouche à base de 3 petits pois dans lequel il a sans doute craché. MERSI BIENG. 


 Moi, trop heureuse avec mes petits pois.

Les entrées se passent correctement, moi jsuis plutôt contente de mon oeuf parfait, ma pote plutôt déçue de ses asperges mais bon c'est plutôt correct. 

Le plat arrive et là... C'est encore le drame. Ma copine a pris des crevettes. A une trentaine d'euros le plat, tu t'attends à avoir de quoi manger quand même. Eh ben non, au Molitor, c'est 10€ la crevette donc si tu calcules bien elle a eu trois crevettes. T.R.O.I.S. 

A croire qu'ils aiment bien foutre les trucs par trois parce que moi, avec mon burger, j'ai eu TROIS frites aussi. Le lol. 


Ah ouais et puis le burger c'est pas vraiment un burger ENTIER, faut pas croire non plus. T'as un steak plus sec que les steak aux oignons picard, et un DEMI bun avec du concentré de tomate dessus. Donc c'était plutôt une tartine de viande, en fait. 36 balles je crois. 


Au cours du repas, on a eu l’indélicatesse de demander au serveur des glaçons pour mettre dans le seau à glace (quelle idée) pour rafraichir la bouteille de minuty chaude (55€) qu'il nous avait apporté. Il était pas content de cette demande extravagante donc il a littéralement jeté la bouteille dans le nouveau seau (frais cette fois) et s'est barré. 5 étoiles. 

Le calvaire s'achève, on ne commande pas de dessert et on attend, debout à côté du bar, qu'on nous donne l'addition. On attend. On attend. Il sont genre 5 autour de la caisse, la salle est vide mais nous, on attend. Et rien. 
 Alors on se barre: on est clients de l'hôtel, ils nous retrouveront.


Ah ben oui,  ils ont couru jusqu'à l'ascenseur pour nous rattraper comme des malfrats. On leur explique alors notre déception quant au dîner et le manager, sans s'excuser, nous explique qu'il fera "remonter l'information". Au pape, sans doute, on est très flattés. 

On va se coucher, on retrouve notre chambre fraiche, et j'avais planqué une bouteille de champ dans mon sac: rien ne peut entamer notre bonne humeur. Comme des petits resquilleurs, on boit notre champagne importé de l'extérieur sous la clim et on se couche, heureux quand même parce qu'on est un peu bourrés. 



Le lendemain, HORS DE QUESTION de pas se prendre le petit dèj en chambre. De toute façon au point où on en est niveau prix, on a plus de limite. 28€ le continental, 30€ l'americain ou le molitor bon allez banco, rajoutons 90€ sur la note. 


Franchement le petit dej était super cool, copieux, bon. A part que la crêpe au chocolat est une crêpe au nutella, on était CONTANG. Surtout que de toute façon à Paris, le brunch c'est 25€ alors payer 30€ pour le bouffer en pyjama je dis banco. 

On a encore le droit de rester à l'hôtel jusqu'à midi alors tu penses qu'on est debout depuis 6h (des ploucs, je te dis) et qu'on compte bien faire TOUT ce qui est gratuit. 

Bon, en vrai y'a rien de gratuit à part la piscine et le sauna ou hammam je sais plus. Moi et mon pote on file à la piscine, ma copine va au hammam (ou sauna, j'en sais rien, j'aime pas ça et j'ai jamais compris la différence).

La piscine est SUPER CHOUETTE. Elle est grande, c'est calme, y'a un bassin intérieur et extérieur franchement c'est cool on est contents, on envoie des photos à tous nos potes genre HAHAH T ES DEGOUTE HEIN MOI JE KIFFE.

On était environ comme ça: 


Ou peut être plus comme ça je sais pas: 


Sache que si tu fais caca de l'argent, tu peux, sans passer par l'hôtel, y passer la journée pour la modique somme de 180€. Par personne.

Moi, si on me demande si c'est onéreux je dirais oui c'est onéreux. 

 Si tu ne comprends pas la référence, tu peux te refaire tout le sketch.

Et la dame à côté de moi en a fait les frais. Elle avait projeté de passer la journée à la piscine avec son mari, sa fille et sa mère (quelle idée), ce qui fait environ 3 millions d'euros quoi. Toute contente, elle débarque à la piscine... Pour réaliser qu'une journée piscine à 180€, ça donne pas droit à un transat. Elle se retrouve donc le cul rôti sur une chaise en métal, en plein cagnard, et surtout au bord du divorce vu qu'apparemment c'est la faute de son mari (?!). 

Bref, fais gaffe que même si tu comptes péter ton PEL pour aller à la piscine, t'auras pas forcément de quoi te faire bronzer comme un connard, c'est bon à savoir. 

Dernière mésaventure du jour: ma copine et son aventure du hammam.

Elle est partie toute heureuse, s'imaginant déjà telle valoche dans son jacuz à kiffer la vie:

 
 Autant te dire qu'elle m'a même pas raconté la gueule du SPA (qui doit sans doute être bien vu que c'est clarins) tellement elle était en stress. 

A l'entrée du hammam, t'as un petit crochet pour accrocher ton peignoir. Ce qu'elle fait. Et puis elle laisse dans son peignoir les trucs qui vont pas au hammam. Genre sa montre et son portable. Tu le vois venir ? 
Et ben ouais, quand elle en sort, plus rien, nada. Hystérique, elle retourne tout le SPA pour savoir ce qui s'est passé et il s'avère que les femmes de ménage embarquent systématiquement tout ce qu'elles trouvent. Donc le peignoir, l'iphone et la montre étaient partis dans le linge sale. Ils auraient été heureux au pressing dis donc. 

ça te permettra de découvrir le clip -moche- mais ouais putain 
BITCH BETTER HAVE MY MONEY.

Tout est bien qui finit bieng puisqu'elle retrouve ses affaires. Mais toujours pas d'excuse, de personne, et ma pote nous revient à la piscine avec dix ans d'espérance de vie en moins. 

Arrive l'heure du check out. "Bonjour, ça fait 800 boules, vous êtes satisfaits de votre séjour ?"... Bah NON PAS TROP NON.

On se sentait un peu comme @milei_k, 
à avoir tiré toutes les boules noires dans le grand Motus de la vie.

La dame du check out appelle on ne sait qui, une responsable sans doute, qui vient nous dire "cer koi le pb?". Visiblement elle était au courant de nos mésaventures, mais fallait quand même tout réexpliquer. Donc on réexplique. On a de vagues excuses, on échange nos cartes, elle dit qu'elle reviendra vers nous pour voir ce qu'elle peut faire. Et ciao, bye, barrez-vous d'ici les ploucs vous nuisez à l'image de l'hôtel. 

On retourne donc au check out, la dame rappelle la responsable et on entend "alors on fait quoi? - Rien". Donc on paye, tout. Parce qu'on est vraiment des gros cons. 

Du coup... ben je suis UN PETIT PEU DÉÇUE DIS DONC. Alors oui, j'ai vécu l'aventure des blogueuses mode pendant 24h et c'était bien chouette. Mais contrairement à la BM, j'ai payé de ma poche. 


Franchement, j'y retournerai plus jamais. Ni au rooftop, ni au resto, ni à la piscine, et encore moins à l'hôtel. Et c'est vraiment dommage parce que moi ce que je voulais, c'était rendre le monde entier jaloux de mes 24h de luxe décomplexé. Au final, j'ai l'impression qu'on nous a bien pris pour des cons. Mais dans un joli cadre. 

Bref, la prochaine fois, j'irais à l'aquaboulevard.



On va faire comme si c'était l'été: les tartelettes amandines pistache-abricot


Suite à mon marathon-bouffe de dimanche vous m'avez demandé en premier la recette des tartelettes. Je m'exécute donc, vous connaissez mon sens du service.

Les deux trucs à savoir faire pour cette recette c'est la pâte sablée et la pâte amandine (ou même la pâte de pistache si t'es à fond).

Non parce que ne va pas me faire ma jolie tartelette avec une pâte industrielle toute prête c'est dégueulasse et puis c'est moche. La pâte sablée, c'est facile à faire, il faut juste la laisser au frais LONGTEMPS (genre une nuit) pour avoir plus de facilité à l'étaler et qu'elle ne se rétracte pas à la cuisson. Mais si t'as la flemme et que tu t'en fous de l'esthétique de ta tarte, tu peux aussi te servir de ta pâte tout de suite.

La pâte amandine c'est comme la pâte à l'intérieur des galettes des rois, la crème pâtissière en moins. La version light quoi. Là, je l'ai aromatisée avec de la pâte de pistache, dont j'ai déjà donné la recette sur le blog, mais que tu peux aussi acheter. Tu peux aussi faire une tartelette amandine à l'abricot et zapper la pistache.

Pour 6 tartelettes:

On commence par la pâte sablée:

- 180g de farine
- 70g de beurre
- 2g de sel
- 2g de levure chimique
- 70g de sucre glace
- 50g d'oeuf (en général 1 gros oeuf, quoi)


La pâte sablée, c'est la plus simple à faire: on SABLE (forcément) la farine, le beurre, le sel et la levure. Sabler, c'est mélanger avec les doigts, un peu comme si t'allais faire un crumble. Tu ajoutes ensuite le sucre et les oeufs. Quand ta pâte est homogène, tu mets au frigo, une nuit c'est bien. Même, tu peux la faire en avance et la conserver 4 à 5 jours.

On passe ensuite à la crème d'amande:

- 75g de beurre mou
- 75g de sucre
- 90g de poudre d'amande
- 90g d'oeuf
- 1 cuillère à café de pâte de pistache


On commence par écraser le beurre à la fourchette avec la poudre d'amande jusqu'à obtenir une texture bien pommade, on ajoute ensuite le reste des ingrédients et on insiste pas plus que ça.

Reste plus qu'à assembler le tout et à ajouter les abricots ( 1/2 par tartelette donc si tu comptes bien ça fait 3) et quelques pistaches pour la déco.


On ressort donc la pâte du frigo et on l'étale finement genre 3 ou 4mm. Tu les mets dans tes fonds de tartes beurrés et tu verses par dessus (ou tu fais ça proprement à la poche à douille) ta crème d'amande. Attenzion: pas besoin d'en mettre 3 tonnes, ça gonfle à la cuisson. Donc tu remplis ton fond de tartelette à moitié ça suffit bien.

Tu disposes ensuite tes abricots coupés en petits morceaux et un peu de pistaches en morceaux. Et hop, au four à 180° pour 15 à 20 minutes. FINITO.